01 avril 2008
El rio Pacuare
Commençons par ce qui manque dans le post précédent.
La cathédrale de sel de Zipakira
A 30 Km environ de Bogotá, se trouve la bourgade de Zipakira dont l'attrait principal est la mine de sel dont sortent 45% de la production de sel de table de Colombie...un gros machin.
Un genre de circuit a été aménagé dans les étages supérieurs de la mine pour les touristes. L'endroit en impose un peu et c'est sans doute la raison pour laquelle il a été dédié à ... Jésus, otra vez :-(. La Colombie est très catholique et on retrouve des dédicace au fils de Dieu un peu partout. D'abord sur les bus et taxis bien sûr, où l'on retrouve principalement le coté sauveur et protecteur du messie, mais aussi dans les endroits un peu spectaculaires, comme à Monserrate ou ici, à la mine de sel. Aux deux endroits il avait une reconstitution du chemin de croix de jésus avec les 12 (?) étapes. Bravo quand même au concepteur de la cathédrale de sel qui ont eu l'originalité de représenter chaque étapes par une grosse croix en sel (toujours la même) qui s'enfonce de plus en plus dans le sol. Tout est en sel.

Voilà on voit rien donc il va falloir faire appel à votre imagination, mais gardez à l'esprit que c'est beaucoup plus grand en vrai que sur les photos. Le clou du spectacle est la cathédrale en elle-même qui fait bien 20 m de haut avec les bancs et tout (c'est la 3e photos). Il y a même des mariages célébrés où la mariée arrive en voiture (oui c'est possible), et le marié à pied par le chemin de croix de Jésus, bonjour l'ambiance...
Les Malls
autre signe d'américanisation, l'omniprésence des malls, ces grands centres commerciaux où on trouve tout au même endroit. On en a quelques uns aussi en France, mais la différence c'est qu'ici , aller au mall constitue une activité à part entière pour une journée complète, typiquement le samedi ou le dimanche (oui tout est ouvert le dimanche...!). Il y a les jeux pour les enfants, le food hall pour manger à midi, et toutes les commodités pour permettre de maximiser le temps de résidence du clients dans la boîte à consommer. Quand on ne sait pas quoi faire, on va au mall le plus proche.
Personnellement, cette activité ne m'attire pas et me pose question. Tout est préconçu pour que les gens se distraient, mais la démarche n'est pas innocente puisque pour chaque activité il faut lâcher des thunes. Du coup dans un mall, je me sens comme un gros pigeon qui n'a pas de meilleure idée que venir se faire entuber et remplir de graisse par les chaînes américaines... Voilà, c'est dit, mais cela n'est que mon avis et je peux me tromper lourdement. Commentaires, participations, et insultes sur le thème des malls sont bienvenus.
Le rio Pacuare
L'une des principales activités touristiques de Turrilaba, c'est les sports d'eau vives. La région compte en effet deux des plus beaux rios du CR. Après quelques flottements, tout le monde finit par se décider, et vendredi c'est parti pour descendre les 28 km du rio Pacuare. 5e plus belle rivière du monde d'après le guide, elle a le double avantage d'être située dans un cadre paradisiaque, en pleine nature, et de compter des rapides de classés I à IV sur une échelle de V. Va y avoir du sport !
Départ vers 9h de Turri pour arriver au site vers 10h. On se tartine un peu de crème solaire pour protéger notre peau faible et fragile d'européen, ridicule à coté des guides ticos complètement marrons, et c'est parti. L'eau de la rivière est à température idéale, genre un bon 27°C. Les premiers rapides ne sont pas bien méchants puis viennent les classés II, III, ça commence à bouger. Le raft qui nous suit, 7 gringos, perd ses premiers équipiers dans la flotte...lol.
Bon mais la vérité c'est qu'avec un raft on ne ressent que 10% des vagues, cailloux et autres obstacles. J'en avais déjà fait mais je ne me rappelais pas comme ça amortit tout. Du coup on attend les niveaux IV avec impatience. Et là oui ça bouge. La baignade est aussi très agréable. En plusieurs endroits il est possible de se tremper, voire de grimper un peu pour se jeter dans le rio.
Petite pause bouffe à midi à la mi chemin dans une cahute assez pittoresque et ça repart. Comme on prend confiance, les classes IV se prennent maintenant à l'envers où en tournoyant. Les gringos nous feront encore bien rire sur un rapide classe III en perdant 3 personnes d'un coup, à quoi bon louer un raft si c'est pour tout faire dans la flotte...
Spéciale dédicace au gars qui transporte la bouffe (photo du milieu) qui nous a donc suivi avec son embarcation plus que chelou, un genre de catamaran avec deux boudins gonflés et deux rames comme sur une barque, un siège au milieu et il y va tout seul, très à l'aise.
On a vu pas mal de bestioles aussi, genre Toucans, martins pêcheurs et plein d'autres zoziaux, les habitaux de la rivières quoi. Dommage qu'on ai pas pu dégainer l'appareil photo...
A plus
27 mars 2008
Je peux vous aider !
Deux semaines de cours donc, mais pas plus, faut pas déconner j'avais signé pour un congé !
Comme l'école brasse beaucoup d'étrangers au porte monnaie bien garni, elle propose une quirielle d'activités en tout genre, cours de danse, BBQ, visite de la canopée, le café-tour... Dans un pur élan de sociabilisation, je craque pour la snake farm, pour sûr la plus redoutable de toutes !
Boas constrictors, couleuvres locales, une gentille petite famille dont le chef est sans conteste le redoutable fer de lance (terciopelo en espagnol) qui se classe n°1 des tueurs d'Hommes sur le continent américain.
Le proprio, qui m'assure avoir travaillé avec Nicolas Hulot sur le dernier n° de Ushuaia, nous explique en prenant soin d'écarquiller les yeux à intervalles réguliers, que les gens l'ignorent mais la population de terciopelo au CR augmente rapidement principalement à cause de la proliférations de rongeurs aux abords de exploitations agricoles. Les premiers à en faire les frais sont bien sûr les caféiculteurs.
Mais la star de la journée fut aussi colorée qu'inoffensive. Je vous présente Helen, top modèle de 8ans déjà mais toujours au top:
Pas farouche!
Week-end à San José
j'avais déjà noté la forte influence de l'oncle Sam par le parc automobile costaricien, et notamment l'omniprésence des Freightliner
que l'on reconnais aisément au bruit du frein moteur, incomparable.
Au fait connaissez vous l'histoire du mot "gringo" ? Plusieurs versions existent, mais la moins sérieuse est sûrement celle-là. Pendant les guerres impliquant les américains en Amérique, les GIs était vêtus de vert kaki. Soit disant, les lieutenants lançaient des ordres du type "green, go!". Les locaux reprenant cette exclamation les auraient surnommés les gringos.
Ce qui est bien dans cette version, c'est qu'elle n'a ni queue ni tête. C'est vrai, si tous les GIs sont en vert, quel peut être l'intérêt d'un ordre du type "green go". Ou alors les locaux tentaient de foutre le bordel chez l'ennemi...Bref, on m'a raconté cette histoire lors d'un diner bien arrosé et elle m'a alors beaucoup plut. Mais plus tard, exerçant mon esprit critique de nouveau, je suis un peu déçu.
A San José, c'est la même : Mc Do à tous les coins de rues avec une file respectable, Wendie's aux autres coins de rue, et si jamais il reste des coins de rue on tombe sur des hamburgers, pizza et autre perro caliente locaux... D'autre part, les Rolex et les Ray ban se vendent à la criée en pleine rue, et tout le monde porte du quicksilver, y compris les ticos...cherchez la solution...

Le pigeons sont comme à Barcelone source de revenu pour les vendeurs de graines...En bon parisien, ça continue de m'interpeler...
Autre particularité notable, au CR, la poste rassemble les boîtes aux lettres des gens dans des centres. Les gens viennent prendre leur courrier directement donne à peu près ça :
En conséquence, si tu ne ressemble pas trop à tes frangins, tu n'es pas le fils du facteur, mais le fils du laitier.
Les gens font beaucoup la queue aussi. Pourquoi ? Eh bien en remontant la file on trouve un distributeur de billets...(le toit rouge avec des rebords verts). On est donc vite tenté de tout payer par carte et de raquer a donf avec toutes les taxes que posent nos amis banquiers, encore un complot de ces pourritures de capitalistes...
Bref San José c'est bien gentil, mais pas très pura vida.
Sur les trottoirs de Bogotá, on ne s'arrête pas ...
La veille de partir, à l'occasion d'un zapping frénétique (pas de télé depuis des mois) on tombe sur un documentaire très bien fait sur la fin de règne de Pablo Escobar, qui fût le grand manitou du narco trafic jusqu'en 1993. La fin fût rythmée par de violents attentats désespérés d'escobar, qui ayant perdu le soutien populaire et beaucoup de ses appuis politiques lança plusieurs voitures piégées sur des cibles peut définie : les civils en faisaient les frais.
la chanson de Renaud ne m'a donc pas quitté l'esprit de toute la semaine. MAIS, c'est tout l'inverse que j'ai découvert. Une ville immense, aux grandes rues ouvertes, avec de vieux quartiers très jolis, et surtout où des millions de gens vivent leur vie tranquillement et sans encombres.
La semaine fût partagée entre tourisme et famille pour que tout le monde y trouve son compte et commença avec la vue de Monserrate, un sanctuaire sur une colline dominant la ville, grandiose.
Autre bonne surprise, en Colombie on aime manger de bonnes choses. Déçu par la gastronomie tica qui se résume quasiment au Casado, un plat à base d'haricots rouges, de riz, de plantain d'avocats et d'une ou deux viandes, j'ai adoré la cuisine colombienne, qui en plus passe beaucoup mieux...
Les ingrédients sont quasiment les même, mais la diversité de plats est bien plus importante. Les soupes à base de plusieurs variétés de patates occupent une grande place. A table on boit toujours des jus de fruits maison, tous les jours différents. Le sucre et l'huile sont aussi très présents, et notamment l'arequipe, une sorte de mix entre caramel et confiture de lait qu'on retrouve partout.
Conduire à Bogotà est une autre paire de manches. Les règles sont plutôt subjectives, et le trafic bien chargé. Il est généralement admis que la ceinture de sécurité est inutile à l'arrière. En la mettant on se démarque comme étranger. Les feux sont respectés jusqu'à 22h environ, après ils font plus perdre du temps qu'autre chose. Pour doubler, chacun sont style, gauche, droite, avec ou sans clignotant, tout est permis. En ce qui concerne les intersections sans feux, et après avoir étudié consciencieusement la conduite de Juliana, une cousine de Cami qui fonce à travers la ville dans sa Chevrolet sprint démunie d'amortisseurs à l'arrière, pendant plus d'une heure je ne comprends toujours pas la règle de décision qui régit la circulation. Je lance donc la question. Passe d'abord celui qui vient de la route "la plus principale". Bref, mieux vaut connaitre. Et pour couronner le tout, les rues de Bogotá, comme celles de San José sont criblées de trous et autres bosses, sensations garanties.
intersection calle 53 et carrera 5ta
J'ai donc fait connaissance de la belle famille, tous très sympa ma foi, et bien sûr de la petite Valentina, 2ans. Pour le plaisir, un petit best-of :

Vendredi on prépare la suite de événements en allant acheter quelques dollars-pas-chers-parce qu'on-ne-sait-pas-trop-d'où-ils-viennent dans un petit bureau de change miteux. Un dollars officiel se vend 1950 pesos environ, ici on les achète à 1850, et encore c'est vendredi saint donc les prix sont plus hauts. S'en suivra une séance de calcul intense autour d'un café avec Camila et son père pour évaluer nos gains et l'intérêt de la manœuvre, conclusion : je vais m'acheter des bouquins d'économie car j'en ai marre de pas comprendre les rouages de la bourse.
Finalement le séjour a été rallongé d'un jour. Dimanche en arrivant à l'aéroport, on paye les taxes de départs, on enregistre les bagages, qui s'en vont, et là impossible de partir, il manque 12h de vaccin de la fièvre jaune pour Cami... La négociation me démange mais mon espagnol ne me permet pas d'être crédible à ce niveau là... On nous renvoie vers le centre de vaccinations de l'aéroport pour demander un changement de date. Impossible. Après quatre ou cinq allers - retours entre différents bureaux, il faut se rendre à l'évidence, on ne nous changera pas la date. En descendant dans l'escalator qui nous conduit à la sortie, un gros bonhomme en costume, qui monte, nous lance " je peux vous aider !"... Ambiance film hollywoodien garantie ! Demi tour, on lui demande plus de précision. Le gars connait quelqu'un qui peux faire ce qu'on recherche pour 150 000 pesos. Il ajoute immédiatement que le changement de réservation nous coûtera plus. Bref tous ce manège est bien orchestré et si on s'est fait jeté ainsi du centre de vaccination, c'est pas par hasard...
La journée bonus était bienvenue, et en plus on a put voir la clôture du festival international de théâtre de Bogotá, un spectacle pyrotechnique d'une troupe française qui s'est terminé en bon feu d'artifice.
Voilà, puis retour au CR, un peu blasés car Cami retourne au travail, mais bon on ne se plaint pas !
La voyage en Colombie aura aussi été l'occasion de réaliser que le CR est un pays très cher en comparaison avec les autres pays d'Amérique centrale et du sud...
++
11 mars 2008
Au pays des ticos
Holà conpagneros !
ça y est les amis, l'aventure Costa Rica peut commencer ! Comme d'habitude je mets du temps à déclencher, mais tôt ou très tard je finis toujours par vous tenir informés, vous le savez.
Mais pourquoi le Costa Rica au fait ? N'y a t'il pas que des touristes fortunés dans des clubs là bas ? Bon je dois l'avouer, la première raison s'appelle Camila. Mais c'est aussi l'occasion parfaite de s'immerger dans une société hispanophone pour essayer d'apprendre la langue de nos voisins du dessous. Et puis si les touristes se cassent le cul à se taper 14 d'avion pour venir, c'est bien qu'il doit y avoir quelque chose à prendre ici!
Pendant que je vendais des pompes, j'ai donc plus ou moins consciencieusement commencé à apprendre d'autres mots que le "hola qué tal ?" du touriste français de base qui va en Espagne tous les été avec Easy-jet.
Je me farcis donc les "espagnol tout de suite" et autres séries b du net, mais je dois me rendre à l'évidence, un obstacle de taille se présente à moi: je n'arrive pas à avoir une discussion car l'espagnol me fais rire...
Je pense que les imitations de mon petit frère y sont pour beaucoup, mais les espagnols eux-même avec cet accent qui leur est propre ne m'aident pas !
Bref, je vais devoir surmonter les réflexes de mes zygomatiques et me lancer.
C'est le départ ! Après quelques jours à Paris, me voilà à nouveau dans le RER pour CDG, yo ! Il est tôt car on m'a dit de me pointer 3h avant le décollage (vol international oblige...), la brume de Paris ne fait que refléter celle qui habite mes méninges, je pars dans mes pensées tout en contemplant les occupants de ce wagon. Mais où va celui-ci? Mais à quoi pense ceux-là? Mon jeux favoris dans les métro et autres bétaillères à parisiens moroses.
Je me dis que j'ai quand même une chance inouïe de partir à l'autre bout du monde ce matin, et que c'est bien de pas l'oublier. Puis, ma conscience écolo refait surface pour me tourmenter une fois de plus: quelle année d'enculé ! je prends l'avion presque tous les deux mois. Bref une année peu glorieuse de ce point de vue...
Check-in, poirautage (ben oui trois heures c'est beaucoup trop...enfin) décollage, 10h plus tard nous atterrissons à Atlanta. Petit pincement au coeur, c'est mes premiers pas sur les terres de l'oncle Sam. L'émotion retombe vite une fois dans la queue pour les contrôles de passeports. 1h30 de queue debout après 10 heures de vol, les gens s'énervent car ça n'avance pas, ils ratent leur avions et on leur dit que non, tout le monde doit y passer et que y a pas de priorité. Que du bonheur. Après un petit frisson moi aussi (je n'ai pas l'heure et y a pas une horloge dans ce putain d'aéroport) j'arrive à rejoindre mon avion pour San José! Bien fatigué, j'ai le plaisir de découvrir ma voisine: une charmante allemande qui dés le décollage nous pose sa quiche, génial ! Bon je reconnais qu'elle le fait proprement, un peu à la Xavier, sauf que lui au moins il prévient... Heureusement mon voisin de droite sent comme 50 bâtons d'encens allumés simultanément.
La même à l'atterrissage, merci et bienvenue au COSTA RICA !!!
Week-end à San-José avec des amis de Cami, le soleil est au rendez-vous, c'est trop bien. Puis on bouge pour Turrialba, la ville où Cami fait son stage au CATIE. Les paysages sont magnifiques, du café à n'en plus pouvoir, mais moi, j'ai les paupières qui tombent...
Après quelques négociations et tours de passe-passe, on réussit à décrocher un appartement pour couples, royal !
2 chambres, une salle de bain, une cuisine et un salon, le tout pour à peu près 50$ par mois, que demande le peuple !
Ayant une date butoir de taille (semaine de pâques à Bogotá Dans la famille de Camila), je n'ai pas trainé et j'ai attaqué dés la première semaine les cours d'espagnol. L'école est assez comique, dans le sens où on a cours en petits groupes de 4 sur une terrasse paradisiaque avec vue sur la vallée (et on voit même le volcan et ses fumerolles quand les nuages le veulent bien) qui ressemble à peu près à ça :
Je vous promets de meilleures photos bientôt...
Du coup ces deux première semaines mon occupation principale est d'apprendre l'espagnol, avec des hollandais...l'école est comme un territoire hollandais en terre tica, même la secrétaire qui fait semblant est une pure dutch...Heureusement les profs sont des ticos !
Bon pas trop d'un coup non plus !
Hastaluego, y pura vida !
(oui je me dois quand même de vous faire partager cette coutume merveilleuse: ici pour se dire bonjour, on dit, Holà pura vida ? _ pura vida. J'adore)
17 janvier 2008
Texto Bastille bonzour' ??
Ca y est j'ai de nouveau accès à la toile, et le temps qui va avec pour écrire un blog.
Après cette courte interruption dans la publication, voici les dernières dépèches pour les quelques fidèles qui continuent à consulter ce blog plus fréquement que moi...
Nous étions restés en
où les Bratwurst constituaient la base de mon alimentation avec mes collocs faussement funky.
J'ai donc quitté Leipzig à la fin de mon stage, content car la lourdeur de communauté scientifique commençait à me ronger.
Après un petit mois à Paris c'est le départ pour l'Irlande où la ferme des Mulligan m'attend dans le comté de Sligo (Nord-Ouest). Je pars donc plein d'enthousiasme pour aller m'aérer les poumons et faire travailler ce corps rendu mou par vingt ans de bancs d'école, voyons ce qu'on peut en faire...
La bas, Anni, Alex, Yann etTobi travaillent déjà pour les Mulligan. Les quatres sont teutons, décidement quand y'en a plus y'en a encore...
Ne vous fiez pas aux apparences, ils sont supers (Alex & Tobi).
Heureusement qu'ils étaient là car aucun d'entre nous n'a mis beaucoup de temps à comprendre le fonctionnement de la ferme des Mulligan. Disons pour simplifier qu'une bonne part du chiffre d'affaire est fait sur la main d'oeuvre: 4 stagiaires...
12h heures de travail par jour, un jour "off" par semaine, la traite des 450 vaches en lactation (trois heures de folie cold and wet... featuring big shaït (comprendre shit avec l'accent),une ballade de santé.
Cela dit même dans ce bain d'E.Coli, les même que j'avais génétiquement modifié quelques mois plus tôt, je ne suis pas tombé malade, même pas une petite tourista. Faut croire que l'esclavage maintien...
Bref comme le projet initial était de profiter de la vie et de découvrir l'Irlande, on était loin du compte. J'ai donc dû économiser mes day-off pendant trois semaines pour pouvoir préparer un petit road trip across the country avec Cami.
Et en fait, quand on sort un peu de chez les Mulligan, et ben l'Irlande c'est beau. Au volant de notre Ford Focus avec un volant à droite bien sûr, nous voilà partis, à gauche (vous suivez ? pasqu'au début c'est dur...), sur les routes (pourries) de la côte ouest.
Passant par la côte ouest, nous rendîmes un petit (mais alors vraiment petit) hommage à ce cher Michel en passant par le Conemara, impressionants de mortitude.
Après quelques détours ici et là...
...on traverses le pays de Limerick à Dublin pour attraper Angela et Carlos à l'aéroport. Nous voilà quatre fanfarons parés pour écumez les pubs nombreux et variés du fameux quartier de Temple Bar au centre de Dublin.
Voyant que rien de neuf n'arriverait sur cette ferme, j'ai usé de mon congé-power et je suis rentré chez maman pour les fêtes, l'occasion d'ailleurs de refaire un peu de gras, car oui j'ai perdu un peu en travaillant, au profit de muscles bien sûr ;-).
Ici je me doit de faire une petite dédicace à Romain Case : on peut dire qu'en Irlande, je suis tombé en plein dans les 53%...
Bref, la page tournée, partons vers de nouvelles aventures. Mais d'abord un bon noël à la maison....
Pour le nouvel an, surprise, nous partons avec Cami rendre visite à ses oncles à Barcelona !! Trop cool me dis-je, ça c'est original ! Eh non en fait car il faut savoir qu'à Barcelone au nouvel an il y a au moins autant de français que d'autochtones. Ca me rappelait Dublin d'ailleurs, où il ne se passait pas un quart d'heure sans qu'on croise un compatriote.
Si vous aussi vous trouvez que les français à l'étranger sont trop, et pour la plupart relous, je propose de monter un club parmi les clubs à Grignon...
Bref la mer, les palmiers, les températures et le rythme espagnol c'est agréable et Barcelone est aussi très jolie.
A présent me voilà de retour dans la grisaille parisienne, où je retrouve pigeons et métro qui pue la pisse, un vrai plaisir. Mais pas question de chômer. L'argent ne tombe pas du ciel et le départ pour le Costa Rica est proche. Voilà qui nous mène doucement vers l'explication du titre: j'ai dégoté un CDD comme vendeur de chaussures chez
WOUHOUHOU !!
Je joues donc au vendeur ...
....20h par semaines et je me marre ! Oui mon magasin est celui que vous imaginez : le chauffage à fond et la porte grande ouverte, les vendeuses nunuches à souhaits (surtout la patrone bien sûr), radio Ado à bloc toute la journée (je précise que radio ado est la première radio parisienne sur le love et le R&B...tout ce que j'aime). Bref dans ces moments de grande souffrance pour le paysan bourrin qui venait de naître en moi, je me souvient que je travaille au chaud, que la vente n'épuise pas trop et je me dis aussi beaucoup que c'est mieux que rien...
Les meilleurs moments sont quand même quand des filles essayent des chaussures ou des vêtements et qu'elles me demandent mon avis. 90% des choses qu'on vend me semble ridicules et de mauvaise facture. Commence alors un formidable exercice d'équilibriste dont la problématique principale est: jusqu'où es-tu crédible dans le mensonge: "non madame n'éxagérons rien, ça ne vous grossit pas du tout! Quand aux chaussures, c'est normal de ne pas être bien dedans. C'est du pur cuir, il va travailler et ce faire à votre pied..."
Et le mieux c'est que ça marche! Je sens ma force de vente s'accroitre de jour en jour !!
Qu'est-ce qu'on est pas prêt à faire pour de la thune...
Bref voilà où j'en suis, en je vous dis donc à dans 3 mois.
Tchuss
30 août 2007
Vous me reconnaissez ?
mais si, vous m'avez vu des milliers de fois. Même qu'à chaque fois vous vous foutiez de ma gueule. Je traine pas mal du coté de la côte d'azur, des plages de l'atlantique entre Juillet et Août !
Je suis...: le style de merde des touristes allemands !
Salut les gens, ça fait une paye !
Aujourd'hui je suis de retour pour vous présenter les fameuses sandales allemandes à ne porter qu'avec des chaussettes ! De préférence bleu marine les chaussettes, mais désolé je n'ai pas ça en stock...
Ben voilà j'ai craqué, je me suis acheté des Birkenstock Schuhen.
Ce sont des genre de sandales orthopédiques hyper célèbres ici: tous les allemands en ont une paire (mais les allemandes aussi, on parle de la paire de sandales bien sûr). Elle sont censées resister toute une vie, elles sont d'ailleurs garanties à vie.
Alors pourquoi acheter ces horreurs me direz-vous, et je vous comprendrait ?
Et bien selon moi ce qui est vraiment fun dans un pays, c'est pas de ramener un T-shirt avec marqué "I was in London" ou "Ich liebe Leipzig", mais de ramener l'objet que les autochtones utilisent dans leur quotidien et qui bien sûr est typique du coin (vous remarquerez que ledit T-shirt ne remplit pas ces conditions).
C'est ainsi que j'ai ramené un pull immonde d'Islande, fait de laine de leurs moutons si particuliers qui ont font de la laine imperméable (sans quoi il mourraient de froid avec la météo qu'ils ont).
Continuant sur cette lancée, je ramena du Cameroun une machette, et surtout du coupé-décalé, cette musique que les initiés reconnaitraient parmi cent autres. C'est entre du ragga et du zouk, et surtout avec des textes vachement travaillés. Bref le mieux serait de mettre un extrait sur ce blog, mais malheureusement je n'ai pas ces trésors avec moi ici...
Voilà donc ce qui m'a fait acheté les Birkenstock.
Alors après une semaine d'utilisation, premières impressions!
Dehors ou dedans, la Birkenstock est à l'aise sur tous les terrains, elle est aussi bien moquette que trottoir crotté. Bonne tenue au pied, elle procure un comfort jusque là inconnu pour moi. Dans vos Birkenstock, vous ne sentez tout simplement plus les obstacles, et vous vous sentez rapidement l'âme d'un pélerin.
Non vraiment, ces sandales tiennent toutes leurs promesses. C'est moche mais c'est hyper comfortable!
Et, et, je dois avouer que pour être vraiment bien dedans, ben il faut porter des chaussettes !
Eh oui car en chaussettes, vous ne sentez pas les vilains petits courants d'air, et en même temps vos pieds respirent... Je n'ai pas encore oser sortir en chaussettes avec mes sandales, mais je vais finir par m'y mettre.
Et voilà aujourd'hui nous avons compris pourquoi les touristes allemands se trainent se pauvre look, tout simplement parceque leurs sandales sont trop bien, si bien qu'on en oublie les regards méprisants des français.
Vous aussi faites nous comprendre les habitudes bizarres des gens du monde !
Bon a dans un mois
Tchussi
Sylvain
03 juillet 2007
La Bierbörse de Leipzig (enfin)
ça y est, ce week-end j'ai enfin pris contact avec la cervoise teutonne !
Il faut dire que mon histoire avec la bière avait mal commencé ici (non je ne parle pas encore de vomi).
Le deuxième jour, je me rend plein d'entrain au supermarché le plus proche pour acquérir mon autonomie alimentaire. JOIE, les prix sont super bas et ça n'a pas l'air dégueu. Arrive le rayon alcool, relativement bien fourni pour ce genre de magasin ma foi. Après un bref comparatif, j'opte pour un magnifique pack de Maternus, une pils premium...Très fier, je rentre à la coloc et lance à Markus :"J'ai acheté de la bière, si ça vous dit on peut se faire des apéros de temps en temps !" ... Markus ne semble pas emballé : première conclusion, l'apéro attitude n'est pas arrivée à Leipzig :-( (Hot Savoie tu me manque)
_ "cool, et qu'est-ce que c'est comme bière ?
_ Ben de la Maternus...
_ ah..........en fait ce n'est pas de la très bonne bière."
Je me disais bien aussi, moins chère que la Monsterbrau...en plus en bouteilles plastiques...
Je comprends donc que tant que je n'aurai pas acheté autre chose, il n'y aura pas d'apéro...
Et c'est vrai qu'elle est dégueu, après deux semaines, je n'ai bu que trois bouteilles...courage !
Mais bon, nous parlions de la Bierbörse de Leipzig, comprendre la bourse aux bières.
Le principe est simple, des bières d'un peu partout (Allemagne, Irlande, Pologne, République tchèque...900 au total), beaucoup de bière, et des gens pour les boire et .... quelque part où la pisser !
Parmi les curiosités on retiendra la bière au miel et la bière au ... chocolat, mais oui.
L'ambiance est un peu surréaliste, tous le monde boit sa bière et rit à gorge déployée (à l'allemande quoi), du berceau au caveau. (pardon, on dit plutôt de 7 à 77 ans)
Même à minuit quand ça ferme, y a encore des petites vieilles qui sirotent leur binousse.
L'autre volet à ne pas manquer c'est la musette et les allemands qui se dandinent tous en rythme, exquis. Spéciale dédicace à Schmitt : j'ai filmé l'action pour toi.
Bref c'était bien marrant même si au bout, on garde une impression d'inachevé : impossible de toutes les goûter !
En plus on rencontre plein de gens. A notre table, Norvège, Colombie, Espagne, Vénézuéla, Pologne, France, Pays Bas, Italie...un joyeux bordel où à la fin tu sait plus ce que tu parle.
Et pour quelque chose de très sain, avec votre bière vous prendrez bien une petite wurst !
Voilà et si vous êtes bourré et que vous avez envie de taper, ils ont tout prévu pour éviter les dégats :
Prochaine étape : l' Oktoberfest :-)
23 juin 2007
Echantillonage à Bitterfeld
Lundi 8h30 départ de l'UFZ pour Bitterfeld, ancien site hautement industrialisé, notamment pendant la guerre.
L'eau de la nappe phréatique sous la ville est tout simplement inbuvable car polluée par des éthènes chlorés, sous produits des usines d'acier galvanisé et de l'industrie plastique.
On va donc chercher de cette eau pour alimenter le modèle de wetland qu'on a au centre, et faire tout un tas de mesures.
On se croirait dans un documentaire de la 5 non...eh ben c'était un peu ça ce matin là
Ce truc immense est un forage dans la nappe phréatique.
C'est très
impressionant, mais concrètement, on a juste pris de la flotte au
robinet de cet OVNI, avec des gants car attention, c'est toxique.
On ramène ensuite la marchandise, et voilà !
Ca c'était la parite Fred de la semaine.
Le reste à plutôt été Jamy, enfermé au labo à echainer mesures isotopiques, cultures bactériennes et...PCR industrielles (50 par 50) ou comment introduire le taylorisme dans un labo de recherche.
16 juin 2007
A Bicycleeeeeeeetttttteeeuuuuuu
Je vous présente l'acquisition du jour : ma nouvelle bécanne !!
Magnifique vélo vert clair toutes options :
gardes boue
phare arrière
selle large
peinture métallisée
pédalier que quand tu rétropédale, ça freine !
pédale droite amovible...?!
Pour 70 € me voilà libre comme l'air. Pour féter ça un petit aller retour en ville pour quelques emplètes; après tout c samedi, il faut consommer sinon la semaine on a pas le temps.
Alors tu vois Le Dard, ça coûte pas plus cher de bien rouler !
SDF spirit, zweite Teile
Première journée.
Je vais à l'UFZ pour une petite aclimatation.
C la classe ! Le centre est énorme, avec des labos suréquipés partout. Ils ont même un physicien quantique qui bricole des monstres pour mesurer des équilibres isotopiques, on se croirait dans retour vers le futur !
Bref, après avoir lu quelques publis, on se met d'accord sur les objectifs du stage et je rentre : faut encore que je trouve mon chez moi !
J'arrive finalement à avoir mes colocs par mail, ce ... de Dominik avait inversé deux chiffres dans le numéro de
tel...
Bref il m'amène les clefs, et je peux enfin aller chez ouam.
Encore 20 min de marche.
J'arrive dans mon quartier (yo) c plutôt classe.
L'appart est tout neuf et spacieux, trop bien, j'ai ici pour 200 € par mois ce que j'aurais pour 800 à Paris.
Mein Zimmer ...
Il y a à Leipzig quelques restes d'une époque pas si lointaine:

Une vieille trabant bien conservée !
Première soirée - SDF spirit
Voilà je suis arrivé. Cool.
Mon maître de stage est censé m'attendre juste au bout du quai... Je sais qu'il a des lunnettes, et je lui ai dit que j'avais les cheveux longs...y a pas de raisons !
C'est cool on se trouve avant d'avoir dépassé la barre des 10 min, champions !
Mesdemoiselles, il est jeune (en thèse) beau (pas encore de photos dsl) et intelligent (il parle couramment englais, teuton et farnçais), je vous présente Gwenael, chercheur à l'UFZ.
C'est très pratique qu'il parle français, mais dans les faits il parle suisse ! Un bonne accent de Suisse allemande comme on les aime!
Premier contact avec la ville : ça a l'air cool, y a des vélos partout, lesbâtiments sont stylés, et pas trop haut...ça me plait !
Hop hop hop, on attaque tout de suite avec quelques bières, très bonnes d'ailleurs.
On mange un bout et vers 23h je réagis : mais au fait il faut ancore que je trouve ma piaule. Gwenael décide de m'accompagner.
20 bonnes minutes de marche vers le sud avec tout le bordel. On arrive. Je sonne...rien. Je resonne, rerien.
Pas de panique, c'était prévu, ils sont sortis. De toute façon j'ai son numéro...dans mon ordinateur, quel blaireau je l'ai pas noté !
C parti je débale tout pour trouver le PC. J'appuie pour l'allumer...rien! SCHEIZ, kein Batterie mehr !
Vieille mission pour aller quémander un peu de jus dans un bar.
J'arrive finalement à retrouver ledit numéro.
J'appelle...rien, je rerappelle...rerien !
C dingue ça!
J'essaye toutes les combinaisons possibles, avec +49, sans, reavec mais avec le 0 en plus.
PUTAIN Y A RIEN QUI MARCHE !
Je dormirai finalement chez Gwenael, vraiment trop cool !











































